Hunter Longe — Summoner — exposition jusqu'au 18.03.2023
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Résidences de recherches et performances

Basile Dinbergs
Qui ne peut regarder à ses pieds marche trop vite
17.09 — 01.10

– Dans le cadre d’une résidence de recherche de deux semaines à l’Espace 3353, Basile Dinbergs ré-interprète et re-joue une habitude.

Alors qu’il développe depuis plusieurs années une pratique active et presque quotidienne de la collection, cette quasi-archive d’objets et de pensées est devenue avec le temps une série de micro-musées de l’ordinaire.

A 3353, il change le format de cette pratique et la rend publique à travers deux performances. La proposition est un essai autour du glanage, de la cueillette, de la collection comme un dialogue.

« Quand on cherche quelque chose, mieux vaut rester immobile et observer, que courir sans regarder. » –


Jony Valado
Pândego
01.10 — 15.10

– Dans la suite de ses recherches sur le rapport des êtres aux poids des choses (matérielles, tangibles ou invisibles) Jony Valado propose une forme d’anthologie personnelle de son rapport au poids, ainsi que des techniques un peu burlesques pour réussir à porter ce qui nous pèse.

Entre critique de la modernité et expérimentations performatives, la proposition vise à explorer les liens entre humain et âne, à comprendre la manière dont la matière transite (ou est transportée) et en vient à déclencher des inégalités.

« Danser la valse lente de mes grand-parents paysans, en partant des champs jusqu’à leurs maisons. Cracher des noyaux d’olives le plus loin possible. Chausser des sabots en bois, les claquer au sol et imiter l’âne. Crier en portugais, m’expliquer en français, me mettre à nu en anglais. À quatre pattes, je raconte quelques histoires… sur mon dos, une pierre. Elle m’écrase! Collé au sol, je fais bouger chacune de mes fesses au rythme d’une espèce de flamenco puis j’invoque l’esprit de l’âne qui m’habite. » –

Avec la participation de Meryl Schmalz et Basile Dinbergs


Cecilia Moya Rivera
I’m still analfabeta
10.10 — 04.11

– Le langage est au centre de la pratique artistique, d’écriture et de recherche de Cecilia Moya Rivera et y est compris autant comme une forme lexicale, un témoin historique que comme une source de pouvoir. Plaçant le langage au centre de la recherche et de ses transpositions artistiques souvent collectives, Cecilia Moya Rivera traite la notion de polyphonie en tant que sujet et comme méthodologie. Dans son travail, elle recherche et expose les traces du colonialisme jusque dans le langage et ses projets de performance, d’exposition ou de publication proposent ainsi des manières de faire mémoire, collectivement, avec les mots.

Dans le cadre de sa résidence à 3353, Cecilia Moya Rivera proposera deux formats performatifs, considérant le partage d’un langage comme un acte d’amour. –

« ¿te duelen las palabras?
Do the words hurt you?

¿cuál es mi lengua materna si la que tenía me la robaron en 1492?
What is my mother tongue if the one I had was kidnapped in 1492? »


jpp
d’humeur à détester / d’humeur à lâcher deux trois je t’aime
05.11 — 19.11

– jpp travaille le texte et les mots, et les spatialise par le biais d’installations sonores, de vidéos et de publications. Son travail pioche directement dans le quotidien et débusque les non-événements qui le ponctuent. Sa pratique de l’écriture donne ainsi une forme poétique à ces micro-situations qui ont lieu dans les relations interpersonnelles, in ou off-line. Toujours ancrées dans une perspective de questionnement des rapports de domination, les histoires écrites et racontées par jpp sont autant de manières de théoriser le quotidien et d’appréhender l’intime comme éminemment politique.

Ses projets récents relatent d’un profond intérêt et travail linguistique et textuel sur les langages de l’amour. Pour l’ouverture de sa résidence de deux semaines à l’Espace 3353, jpp invite le public à venir rencontrer divers matériaux textuels, sonores et visuels présents dans sa recherche en cours, sur les expressions de l’amour et l’éternelle quête pour l’exprimer honnêtement. –